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Naissance de la Caserne de Sapeurs-Pompiers

de Couvrechef

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 La réhabilitation des logements et de la caserne  « Couvrechef », pour l’année 2004, me plonge, dirons-nous dans des souvenirs lointains.

La construction d’une caserne de sapeurs-pompiers est un problème complexe et très particulier, imposant à l’architecte la connaissance aussi parfaite que possible du fonctionnement d’un service d’incendie et de secours ainsi que des multiples et variées activités qui s’y rattachent.

 

1968 :

            Le 01 Octobre, le Commandant FALLEVOZ, cède le commandement du Corps de Sapeurs Pompiers de la Ville de CAEN à un jeune Officier venu de REIMS : le Lieutenant DONIN

Lors de sa dernière Ste BARBE, comme Chef de Corps, le Commandant FALLEVOZ réclame en guise de « testament » un effectif de garde de 120 gradés et sapeurs .

Le Corps va alors connaître une évolution considérable tant sur le plan des matériels que sur le plan des personnels.

La décision fut prise de confier à deux architectes  caennais, MM. REMÉ et FALLEVOZ  les premières études pour édifier en concertation avec le Lieutenant  Claude DONIN,  un second Centre de Secours à la périphérie nord de CAEN .

 

 

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Le Commandant FALLEVOZ à gauche, le Lieutenant DONIN à droite

 

Après le décès de M. REMÉ, fin 1968, M. DAUBIN, architecte, reprit la tâche.

 

 1969 :

Le développement incessant de l’agglomération Caennaise et les prescriptions de l’arrêté ministériel du 24 février 1969, nécessitent la mise en place d’un Corps de Sapeurs-pompiers dont l’effectif variera, dans un proche avenir de 120 à 150 .

 

Le 28 mars, la Direction Départementale de l’Equipement propose les accès possibles au terrain destiné à la construction de la caserne .

 

1970 :

Au cours de la séance du 05 Novembre, le Conseil municipal approuve le plan d’aménagement du secteur Nord de CAEN,…….

 

1971 :

L’implantation de la caserne n°2, n’est pas encore définie, l’on travail sur un projet à la PIERRE-HEUZE dans le voisinage du CHU, mais, l’on trouve que ce terrain d’une dizaine d’hectares manque de dégagements au point qu’il serait difficile de sortir rapidement de la caserne et du quartier, l’urgence étant une priorité.

La nécessité et l’urgence d’une telle construction n’échappent à personne, si nous comparons les chiffres ci-dessous :

-       1968 :       2628 interventions  personnel : 47

-       1969 :       3933 interventions personnel : 53

-       1970 :       4691 interventions personnel : 75

-       1971 :       5114 interventions personnel : 97

 

On pense déjà à une troisième caserne dans le cadre de l’extension de la Ville de CAEN et de l’accroissement des interventions.

Où ?......, rive droite dans le SUD de CAEN, ……, la position géographique de la future caserne au Nord  laisse déjà apparaître, qu’elle ne permet pas une couverture opérationnelle idéale et une étude d’urbanisation de CAEN SUD est en cours……..

Mais, revenons au Nord, après plusieurs réunions avec les différents responsables, l’on se dirige à la frontière de CAEN et EPRON, près du hameau de « Couvrechef » , l’endroit choisi se situe pratiquement au beau milieu de l’extension Nord de CAEN entre la ZI du Mont-Coco et le couvent des Bénédictines de Couvrechef , rue du Maréchal JUIN

 

La Ville de CAEN envisage également d’utiliser le tracé toujours existant de l’ancienne voie ferrée départementale (CAEN - COURSEULLES) pour y créer  une nouvelle pénétrante (aujourd’hui appelée pénétrante WEYGAND).

 

1972 :

Le Conseil municipal adopte la convention avec le département pour la construction de la deuxième caserne sur un terrain de 8 ha 50 dans la ZAC de la Folie Couvrechef.

Outre les bâtiments techniques, 90 logements seront construits.

 

1973 :

Les architectes et auteurs du projet ont cherché avant tout à occuper agréablement et d’une façon fonctionnelle les 8,5 hectares de terrain qui sont mis à leur disposition.

Une maquette réalisée par le Sergent Jean LAHOUSSE , exposée au bureau de dessin du Corps, situe en relief et en volume ce que sera ce futur ensemble architectural .

 

 

 

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Elle représente une caserne dit « humaine », plus de cour intérieure entourée d’immeuble d’habitation et de locaux techniques.

Il a été tenu compte des 25 ou 30 années en moyenne, pendant lesquelles les sapeurs pompiers et leurs familles doivent être disponibles, d’où la séparation des logements d’habitation des zones d’intervention et de service.

Les espaces verts et les aires de sport enrichissent le site, et, font  presque oublier que nous sommes dans une caserne.

Les architectes découvrent des problèmes inconnus ailleurs : la desserte et la hauteur des habitations,  de façon à  réduire au maximum le chemin vertical et horizontal séparant les logements du vestiaire situé dans la remise, le but étant d’arriver aux véhicules d’intervention le plus rapidement possible.

 

 

On remarque notamment sur la maquette, que la remise est construite en chevron (en « V ») et que d’autres bâtiments comme par exemple celui de la protection civile n’existe pas à ce jour,…….

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Il est envisagé également de faire une étude à partir d’une caserne  groupant 100 hommes effectuant un service de 24 heures de garde et 24 heures de repos comprenant :

            - 10 chambres de 2 lits avec lavabo-toilette pour Sous-Officiers

            - 20 chambres de 4 lits avec lavabo-toilette pour Caporaux et Sapeurs

            - 05 chambres de 2 lits avec lavabo-toilette  dites chambres de passage

            - 01 lieu repas

            - 01 lieu salle de repos et d’accueil

           

La modernisation de ce Centre de Secours avec l’informatisation du traitement de l’alerte fait de CAEN un Corps de référence dans toute la France, après LYON.

c’est le deuxième Corps en France à utiliser ce procédé .

 

1975 :

Mois de Juin, les logements sont terminés,…. les sapeurs-pompiers (non logés en caserne), dit « logés extérieurs » réparties sur trois secteurs , la tour du 12 rue de champagne au Chemin Vert, l’immeuble du  12  jules RAME au Calvaire St Pierre et l’immeuble du  31 rue du Général Vanier à la Pierre Heuzé, découvrent  leurs nouveaux logements et la vie de caserne à partir de Août, c’est le Plus Grand déménagement en continu .

La construction des bâtiments techniques se poursuit, sous nos fenêtres et nous allons chaque jour avec le bus (VTP), assurer nos gardes au C.S. CANADA.

 

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Le terrain, a droite l’ouverture du Bd WEYGAND

 

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Les fondations de la remise

 

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Le début des travaux

 

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Construction de la Remise et de l’atelier Mécanique

 

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Construction de la Remise et de la Tour de séchage des tuyaux

 

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Construction de la Remise et de la Tour de séchage des tuyaux, à gauche les logements « Officiers »

 

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Au fond : Début des travaux pour le batiment administratif

 

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Construction de l’atelier mécanique

 

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Construction de l’atelier mécanique

 

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La remise ,au fond :  le batiment administratif

 

 

Les repas du midi et du soir sont pris dans nos appartements à Couvrechef et nécessitent  4 navettes par jour . Le transport s’effectuant par demi effectif de garde.

Le service est Garde-Réserve-Repos, la garde dit Réserve oblige le personnel à être disponible à son domicile et rallie le C.S. CANADA en bus en cas de demande de renfort.

 

1976 :

Le secteur d’intervention du Corps de CAEN est étendu puisque nous couvrons en premier appel, non seulement sur le territoire de CAEN, mais également sur un secteur recouvrant 71 communes. Le Corps dessert une population de 230.000 habitants dans un rayon de 20 kilomètres.

 

Novembre, la caserne de CAEN-COUVRECHEF devient opérationnelle, une partie du personnel et des véhicules quitte la caserne CAEN-Canada, c’est un grand jour, fini les navettes en bus , fini la première soupe et la deuxième soupe, fini d’être Réserve,…

Au milieu des travaux, avec les entreprises, bien que des bâtiments techniques, le standard et le P.C. (CTA-CODIS ) ne soient pas terminés , le Centre de Secours de CAEN – CVC est vivant .

Devant la remise, sur la terre battue, les matchs de foot, restent de mémorables souvenirs.

 La non construction du gymnase, transforme le fond de la remise en salle de gymnastique et  terrain de volley.

 

1978 :

Le P.C. (CTA-CODIS ) situé au rez de chaussée du bâtiment administratif,  est terminé

La première demande de secours sera transmise, par les opérateurs Francis MONNET et Gilbert ETIENNE,……….

 

 

1981 :

A gauche sur la photo, La construction du Lotissement « Les Luthiers », nos voisins.

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1983 :

Vue de la Tour de séchage, les plantations commencent  à enrichir le site,……….

 

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Et plus tard,… :

 

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Le gymnase sera construit…., puis une troisième caserne….., puis de nouveaux  aménagements  dans les casernes,………..ainsi va la vie .

 

Christian BERGERET

 

Bibliographie

Journaux PARIS NORMANDIE

Journaux OUEST FRANCE

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